1.2. L’énergie terrestre

Certes le Soleil est la source d’énergie principale, mais il y a également l’énergie produite par la Terre dont l’impact n’est pas négligeable au niveau climatique. Nous allons voir dans un premier temps, l’origine de cette énergie interne du globe puis la manière dont elle se dissipe.

           1.2.1. L’origine de l’énergie interne du globe

Le manteau et le noyau contiennent des éléments radioactifs (uranium, thorium et potassium). Lorsque les noyaux de ces isotopes* radioactifs se désintègrent, ils libèrent de l’énergie ainsi que d’autres éléments chimiques. Comme le manteau est plus volumineux que le noyau, c’est lui qui produit le plus d’énergie radioactive. Cette énergie dégagée lors de ces désintégrations est convertie en chaleur. C’est la source d’énergie la plus importante (3/4). Mais à force de se désintégrer, ces radioéléments disparaissent. De plus le nombre d’éléments producteurs de chaleur diminue au cours du temps.

Mais la radioactivité n’est pas la seule source d’énergie, il en existe d’autres :

· La chaleur primitive ou énergie résiduelle, résultant de l’accrétion au moment de la formation de la Terre. Cette énergie provient des nombreux chocs des météorites qui se sont agglomérées pour former le noyau primitif. Même si la Terre s’est formée après 4.5 milliard d’années, cette énergie résiduelle continue encore à être libérée à partir des enveloppes les plus internes de la Terre. Ceci est dû au fait que les roches sont très mauvaises conductrices de la chaleur.

· La chaleur de différenciation du noyau : en se refroidissant, le noyau externe cristallise, faisant croître la graine solide, libérant de la chaleur latente de différenciation.

           1.2.2. La dissipation de l’énergie interne

Il existe deux types de manifestations majeurs correspondant à la dissipation de l’énergie interne à la surface du globe :

- Le flux géothermique, est le flux de chaleur libéré par unité de surface. Il dégage en moyenne 65 mW/m2 au travers de la croûte. Mais celui-ci est réparti de façon inégale à la surface de la Terre. Ce flux est faible voire nul dans les zones de subduction* et élevé au niveau des dorsales*.

- La convection mantellique est un transfert de chaleur par mouvements de matière. Alors que les matériaux froids et denses descendent en profondeur, les matériaux chauds sont plus dilatés et donc moins denses, ils remontent en surface, où ils vont se refroidir puis à nouveau plonger à l’intérieur du globe où ils vont se réchauffer. Ainsi, par des mouvements de matière, la chaleur interne est évacuée dans l’atmosphère.

 

Il y a aussi des mouvements de conduction, transferts de chaleur sans mouvements de matière,  là où la composition chimique de la structure interne de la Terre diffère. Ainsi que d’autres évènements ponctuels et épisodiques, les tremblements de terre et les activités sismiques, volcaniques, qui ne représentent que quelques centièmes du flux géothermique : donc ils sont négligeables.

Même si ces dissipations d’énergie ne représentent quasiment rien comparées à l’énergie apportée par le Soleil, celles-ci contribuent au réchauffement des mers/océans et de l’atmosphère.